Voici les impressions de plusieurs skippers de la Sardinha Cup, interrogés mardi matin sur le ponton de Saint-Gilles Croix-de-Vie, avant le départ de la deuxième étape de la Sardinha Cup :

Benoît Hochart (skipper de Proludic Golfe du Morbihan Vannes Agglomération, Coste Bois) : « On va continuer notre apprentissage, notre découverte du bateau, ça va être notre première navigation dans du vent soutenu. Nous y allons sans pression, on a beaucoup appris sur la première étape, on continue dans le même état d’esprit. Il y a toujours un peu d’appréhension avant le départ, mais nous sommes sereins sur la préparation du bateau, Pierre (Colombel, le co-skipper) a bien bossé pour le fiabiliser au maximum, on a écouté les remarques des autres qui ont plus navigué en entraînement. Ça va être sport, il paraît que le bateau chante au portant, nous, on n’a pas encore eu l’occasion de faire des grands surfs, on a hâte de découvrir tout ça et de se frotter aux autres dans ces conditions. »

Sami Al Shukaili (skipper d’Oman Sail 2) : « Cette deuxième étape va être difficile, avec des conditions météo plus soutenues et une flotte très forte composée de très bons marins. Je suis très confiant de naviguer avec Nico (Nicolas Lunven, le co-skipper), avant le départ du Warm-Up, je me disais que ça serait très bien de terminer dans le Top 10, c’est encore l’objectif que je me fixe sur cette deuxième étape, je veux que nous ne soyons pas loin du Top 10. Le Figaro Bénéteau 3 est un bon bateau, très physique, petit mais rapide. Mon objectif cette saison est de disputer la Solitaire du Figaro ».

Benjamin Schwartz (so-skipper d’Action contre la Faim) : « On a un petit changement à bord : Cédric (Pouligny) a une infection au coude et ne peut pas faire l’étape, on a appelé Eric Péron, malheureux de la première étape avec Hive Energy, pour prendre le relais de Cédric sur cette étape, ça va forcément faire un gros changement à bord, parce qu’on avait commencé à prendre nos automatismes avec Cédric, mais on va essayer de bien faire avec Eric qui connaît bien le bateau. Cette étape s’annonce complète, tant au niveau stratégique que des conditions, on va s’amuser et faire parler la vitesse avec le bateau, ça va être sympa ».

Mike Golding (co-skipper de Atlantic Youth Trust) : « Cette étape s’annonce très intéressante, avec des condition s plus soutenues que sur le Warm-up et d’entrée des options à jouer. C’est un bon deuxième test sur le bateau. Le premier s’est bien passé, Joan (Mulloy) est très organisée. Nous n’avons pas fait un très bon résultat, mais nous n’avons rien cassé, et sur cette deuxième étape, notre objectif est de ne pas perdre le contact avec la flotte, de rester dans le peloton et d’apprendre plus sur le bateau, parce qu’avec Joan, nous n’avons pas navigué auparavant, nous partons de zéro. Le meilleur moyen d’apprendre est de rester dans la flotte ».

Julien Villion (co-skipper d’Oman Sail 1) : « Changement d’ambiance sur cette deuxième étape avec plus de vent, un parcours qui va aller vite, environ 48 heures, il va y avoir du vent instable et fort, des changements de voiles, ça va être les premiers longs bords de portant sur le nouveau bateau. Il y aura aussi pas mal de stratégie, notamment sur la longue remontée qui nous emmène de la bouée la plus Sud aux Glénan, puisqu’on attend pas mal de rotations de vent et de transitions, il va y avoir des écarts de trajectoires, des options, ça s’annonce une étape intense et dense ».

Thomas Rouxel (Bretagne CMB Performance) : « Après une première étape dans la molle, place à une deuxième avec du vent, ça va changer. On va commencer au louvoyage dans du vent de nord-ouest et un ciel de traîne avec des grains probablement assez forts, je pense qu’on va se faire un peu cueillir. Derrière, une descente toute la nuit jusqu’à BXA là encore dans du vent fort, ça va être une première avec les nouveaux bateaux, on n’a pas eu si fort que ça jusqu’ici, avec en plus de la mer et de nuit, on va faire attention à ne pas casser. Il y a un peu d’appréhension, parce qu’on n’a jamais fait, mais ça reste des bateaux marins et des conditions qui ne sont pas exceptionnelles ».

Corentin Douguet (NF Habitat) : « Cette étape s’annonce beaucoup plus musclée, c’est un bon test en course grandeur nature pour les bateaux, c’est bien de faire ce test en double, ça permettra de pallier plus facilement d’éventuels soucis. De notre côté, on va essayer de corriger le tir après notre première étape ratée en termes de score, on a commencé par une 26e place, on ne peut quasiment faire que mieux. L’étape va être assez sélective, avec des choix de voiles importants, entre grand et petit spi quand on va descendre de Saint-Nazaire vers l’entrée de la Gironde, ça se fera dans le noir, ça ne sera pas possible de voir ce que font les copains, mais ça va être riche d’enseignements ».