18e du Vendée Warm-up, première des trois étapes de la Sardinha Cup, Henri Leménicier, associé à Kevin Bloch sur Eurêka, a surtout terminé premier bizuth. Une grande satisfaction pour ce skipper 100% amateur basé à Brest.

Comment s’est passée ta toute première étape sur le circuit Figaro Bénéteau ?
Super bien, nous sommes très contents du résultat. Un coup, nous faisions un bord qui marchait super bien et le bord d’après, c’était parfois moins bien, nous manquons forcément d’entraînement par rapport aux autres, mais c’était top. En plus, les conditions étaient légères, c’était parfait pour se mettre en jambes, tester le bateau, je pense que la prochaine ne sera pas la même.

Y avait-il un peu d’appréhension avant le départ ?
Pas vraiment, mais ce qui est certain, c’est que nous avons pris un départ catastrophique. C’était mon premier départ en Figaro, en plus avec les foils, je trouvais que la ligne n’était pas très grande, c’était très impressionnant, si bien que nous avons pris un départ un peu trop prudent. Les prochains seront mieux.

Vous terminez tout de même premiers bizuths, un bon résultat, non ?
Si bien sûr, c’est bon à prendre, nous sommes contents de notre place de 18e, d’autant que nous arrivons quasiment en même temps que les deux bateaux devant nous (4 secondes entre Niji, le 16e, et Eurêka, 18ee). Moi au départ, vu le niveau, j’avais peur d’être dernier.

Quand tu vois le plateau de cette Sardinha Cup, que te dis-tu ?
C’est vraiment impressionnant, mais c’est aussi pour ça que je suis là. Je suis un vrai amateur, mais j’avais envie de faire cette saison, justement parce qu’il y a ce plateau incroyable, autant sur les courses d’avant-saison que sur la Solitaire, c’est assez impressionnant de se tirer la bourre avec des gens qu’on a admirés.

Quel parcours as-tu suivi avant d’arriver en Figaro Bénéteau 3 ?
J’ai fait du Mini pendant pas mal d’années, j’ai couru la Mini-Transat en 2015 (23e en proto), Les Sables-Les Açores aussi, sur un Pogo 2 puis un Pogo 3, là, on voit que le niveau change, c’est très pro. Moi, je reste dans un fonctionnement amateur avec toute une bande de potes ministes qui m’aident à droite à gauche, dont Kevin (Bloch) qui est avec moi sur cette course, on essaie de faire au mieux. Cette année, je fais la Sardinha, la Solo maître CoQ et la Solitaire du Figaro.

Que fais-tu en parallèle de la voile ?
Je suis ingénieur dans l’électronique dans une filiale du Crédit Mutuel Arkéa à Brest, pas du tout dans le milieu de la course, je suis vraiment là pour le fun, pas pour faire une carrière en course au large. Je m’entraîne à Lorient quand je le peux, sachant que les entraînements pour les pros se passent en semaine et que je travaille pendant ce temps-là, c’est assez sport, et je navigue au maximum le week-end.

Comment trouves-tu le Figaro Bénéteau 3 ?
C’est un bateau hyper intéressant et vraiment sympa, tout le monde trouve ça super marrant à régler, par contre, c’est physique, les manœuvres peuvent être assez sport, mais si tu les décomposes bien, que tu ne prends pas trop de risques, ça se passe bien. Les mecs qui jouent vraiment la gagne prennent des risques dans la manœuvre de spi, moi, ce n’est pas mon cas, je me mets bien abattu pour que le spi tombe et je re-lofe derrière.

A quelle étape t’attends-tu sur la Grande Course n°1 qui s’élance mardi ?
Ça va être assez sport, avec du vent de nord, on va faire du près, il va faire froid, donc ce ne sera pas la même chanson que sur le Warmu-up, on va sortir la combinaison sèche.