Agé de 33 ans, l’Irlandais Kenneth Rumball dispute sa deuxième saison sur le circuit Figaro Beneteau, il fait équipe avec sa compatriote Pamela Lee sur la Sardinha Cup. L’occasion de s’entretenir avec le skipper de RL Sailing.

Pourquoi as-tu intégré le circuit Figaro Beneteau l’an dernier ?
C’est très simple : notre plan est de se préparer pour l’épreuve de course au large double mixte des Jeux Olympiques de Paris 2024, si l’événement a lieu (la décision sera prise par le CIO d’ici le 31 mai). Nous nous sommes donc associés avec Pam l’année dernière, comme il n’y a pas eu d’épreuves de double à cause du Covid, j’ai fait du Figaro en solitaire, et cette année, nous avons relancé notre projet en naviguant en double et en venant nous entraîner ici, à Saint-Gilles.

Pourquoi ce choix ?
Le choix a été facile, le Team Vendée Formation nous a été recommandé par Joan Mulloy (Irlandaise qui qu’est entraînée à Saint-Gilles en 2019). Tout le team a été vraiment accueillant, nous sommes vraiment contents de nous entraîner ici. C’est en plus un endroit très sympa, comme nous aimons aussi beaucoup le kitesurf, il y a plein de plages autour où on peut pratiquer, donc quand on ne s’entraîne pas, on va faire du kite ! Nous vivons ici depuis trois mois, nous apprécions vraiment.

Quelles sont vos attentes cette année sur le circuit Figaro Beneteau ?
J’espère déjà faire mieux que l’année dernière qui a été difficile pour moi, parce qu’avec le Covid, ce n’était pas possible de s’entraîner. Cette année, nous avons l’opportunité de le faire ici, qui plus est avec d’autres marins comme Charlotte (skipper du Figaro Beneteau Team Vendée Formation), Alexis (Thomas), qui vient de La Rochelle, Xavier (Macaire), qui vient des Sables, c’est vraiment  génial de pouvoir s’entraîner avec eux, ils nous aident à mieux comprendre le bateau, donc on espère faire un peu mieux que l’année dernière, continuer à apprendre et à prendre du plaisir.

A quoi va ressembler la première étape de la Sardinha Cup ?
On s’attend plutôt à des conditions légères, ça va être intéressant, c’est très bien de commencer par une étape comme celle-là pour se mettre en jambes. Ce qui est certain, c’est que le niveau est très élevé, avec beaucoup de skippers qui ont déjà une grande expérience, et d’autres équipes, comme les Belges (Jonas Gerckens et Sophie Faguet), qui sont là pour les mêmes raisons que nous, à savoir pour un projet olympique, ou qui découvrent le circuit Figaro, il y a une grande variété de navigateurs, nous en connaissons déjà beaucoup de l’année dernière, c’est une super flotte.

La France et le circuit Figaro Beneteau sont-ils les meilleurs moyens de se former à la course au large en double ?
Oui, nous pensons que c’est définitivement le meilleur chemin pour y arriver, il n’y a pas d’égal au monde, parce que le bateau est monotype et parce que le niveau de compétition est très élevé. Je pense aussi que le double n’est pas aussi développé ailleurs, nous espérons que ça va être le cas et que d’autres duos étrangers vont nous rejoindre sur ce circuit, parce que le bateau est vraiment excitant et que les événements sont très attrayants. Donc même si l’épreuve olympique n’a pas lieu, nous aurons encore envie de continuer à naviguer en double en Figaro.