Le soleil était au rendez-vous ce mardi matin pour l’ouverture officielle du village de la Sardinha Cup au Pays de Saint-Gilles Croix-de-Vie. Les 68 marins qui participeront à partir de samedi à la première course (en double) du nouveau Figaro Bénéteau 3, parmi lesquels Jérémie Beyou, Loïck Peyron, Yann Eliès, Charles Caudrelier, Pascal Bidégorry, Nicolas Lunven, Yoann Richomme, Paul Meilhat, Samantha Davies ou Mike Golding, sont désormais tous prêts à en découdre sur l’eau. Du côté des équipes d’organisation, tout est mis en place pour proposer au public une découverte des nombreux métiers de la mer.
Des marins prêts à en découdre
Ils sont tous là ! Les 34 Figaro Bénéteau 3 inscrits à la Sardinha Cup sont depuis mardi matin réunis au Pays de Saint-Gilles Croix-de-Vie, accueillis par les équipes de Port-la-Vie, mais également par le directeur de course, Francis Le Goff, heureux d’officier pour la toute première épreuve du nouveau monotype sorti des chantiers Bénéteau, qui marque en outre l’ouverture de la saison 2019 du Championnat de France Elite de course au large.
 
« Je suis ravi d’être là, tout le monde est en ordre de marche pour faire de cette Sardinha Cup une réussite. Les premiers modèles météo prévoient en plus des conditions sympas cette semaine, d’abord pour les contrôles de jauge qui vont être nombreux, ensuite pour la Vendée Warm-up ce week-end, avec un régime anticyclonique qui devrait donner des vents de nord-est de 10-15 nœuds. Tous les signaux sont au vert. »
 
Sportivement également, ils sont au vert, avec un plateau de très haut niveau de 34 tandems qui ont hâte de se confronter, après deux mois d’entraînement entre Saint-Gilles Croix-de-Vie, La Rochelle, Lorient, La Trinité-sur-Mer ou Port-la-Forêt. « Les centres d’entraînement se sont encore étoffés cet hiver, ça va être très intéressant de voir comment ces différentes écoles auront abordé l’approche du nouveau bateau », poursuit Francis Le Goff.
 
« La Sardinha Cup est attendue par tous avec impatience. Cela fait plusieurs semaines que chacun fait ses gammes de son côté, c’est bien de pouvoir enfin se jauger par rapport à la concurrence sur un beau terrain de jeu, ici à Saint-Gilles, où je m’entraîne à l’année avec le Team Vendée Formation », confirme le Sudiste désormais installé au Pays de Saint-Gilles, Xavier Macaire, qui fera équipe sur Groupe SNEF avec Achille Nebout.

Même son de cloche chez le Cherbourgeois Alexis Loison, par ailleurs heureux d’étrenner sur cette Sardinha Cup ses nouvelles couleurs de la Région Normandie, aux côtés de Frédéric Duthil : « Avec Fred, nous avons hâte d’en découdre. C’est vraiment la course de démarrage rêvée, en plus en double, ce qui va nous permettre de continuer à apprendre sur le bateau. C’est à la fois une régate sur laquelle nous avons envie de performer et une régate de travail en vue de la suite de la saison. »
 
Quant au Breton Gildas Mahé, associé à Morgan Lagravière sur Breizh Cola Equi’Thé, il ne cache pas ses ambitions : « J’espère bien faire une performance sur la Sardinha Cup, même si c’est difficile de se lancer dans des pronostics, étant donné le peu de connaissances que nous avons du niveau général de la flotte. Je pense que nous sommes prêts en termes de vitesse, nous sommes en tout cas pressés de lâcher les chevaux sur une course qui propose un super format, avec trois modèles de parcours différents. C’est pour moi un passage obligé en vue de l’objectif principal de la saison, la Solitaire du Figaro, je ne suis pas le seul à avoir fait ce constat, vu le nombre et la qualité du plateau, qui est exceptionnel. »
 
Le départ de la Vendée Warm-up, première des trois étapes de la Sardinha Cup, d’une durée d’environ 24 heures, sera donné samedi à 14h.

Un programme d’animations chargé et varié
 
Le village de la course a quant à lui officiellement ouvert ses portes mardi en fin de matinée. Jusqu’au samedi 13 avril, y seront proposés au public et à de nombreux enfants d’écoles du Pays de Saint-Gilles rencontres avec les marins et les différents acteurs de Port-la-Vie, conférences et visites des pontons, destinés à mettre en lumière les métiers de la mer.

« On veut montrer aux enfants de la région que la mer propose une grande diversité de métiers, du marin-pêcheur au skipper professionnel en passant par l’électricien, l’agent de maintenance, le préparateur et bien d’autres, explique ainsi Bruno Vincent, directeur du port de Port-la-Vie. Tout le territoire est mobilisé, on sent une réelle envie de tous de s’approprier la Sardinha Cup, qui est un vrai produit local. »
 
Même enthousiasme de la part de Franck Danieau, responsable administratif et financier de la société Thomsea, entreprise fondée en 2003 à Saint-Hilaire-de-Riez spécialisée dans la dépollution en mer et la collecte des algues, qui fera l’objet d’une conférence le 13 avril : « L’initiative est très bonne, parce qu’on met en avant des métiers qui sont peu connus. Et au sein de notre entreprise, qui accueille surtout des jeunes au profil de marin-pêcheur, nous sommes très sensibles à l’aspect formation, partagé par les organisateurs.»
 
La formation est en effet la raison d’être du Team Vendée Formation, structure associative créée en 2013 qui co-organise la Sardinha Cup avec le Club de Voile de Saint-Gilles Croix-de-Vie : « Nous avons vocation à accueillir toute personne ayant un projet dans la voile sportive et plus largement dans le nautisme, explique Estelle Graveleau, sa directrice. Nous avons les compétences pour former à 29 métiers, cela va du marin souhaitant monter un projet Mini, Figaro ou Vendée Globe, aux domaines de la communication, de la logistique, de la préparation technique, physique ou mentale, de l’architecture navale… »
 
La Sardinha Cup se veut en ce sens un vrai cas pratique pour tous ceux qui sont actuellement en formation au sein de la structure, puisque ce sera l’opportunité pour eux de découvrir les différents métiers d’une organisation de course. « Beaucoup d’emplois sont encore à pourvoir en Vendée, notamment dans le domaine maritime, l’un des objectifs majeurs de la Sardinha Cup est vraiment de susciter des vocations », conclut Estelle Graveleau.