Les déclarations à l’arrivée de la troisième et dernière étape de la Sardinha Cup :

Conrad Colman (skipper de Ethical Power, 23e de l’étape et 19e au général, 1er bizuth) : « Le Figaro, c’est bien dur, je m’attendais à ce que ce soit difficile, je ne suis pas déçu, je suis venu pour prendre la fessée et je l’ai eue ! C’est une manière de naviguer très différente par rapport à ce que j’ai fait précédemment sur mes tours du monde, c’est très exigeant. Je suis en train d’apprendre plein de choses, c’était une découverte pour nous deux, avec Sébastien (Marsset), nous avons eu une bonne entente, je ne pouvais pas espérer meilleur coéquipier. Le bateau est vraiment génial, je crois que c’est la première fois que les lettres NZL sont peintes sur une voile de Figaro, j’espère ramener mes camarades néo-zélandais sur le circuit. Nous avons été super bien accueillis à Saint-Gilles. »

Gildas Mahé (skipper de Breizh Cola Equi’Thé, 17e de l’étape et 9e au général) : « Le bilan de cette troisième étape n’est pas bon, globalement une bonne vitesse mais une très mauvaise stratégie. Ça a commencé au bord de dégagement, on tombe dans une molle juste avant la bouée, on perd quinze places d’un coup, ensuite, on a pris des risques pour revenir, on a ramassé un peu plus. On a réussi à se refaire avant Arcachon, on repart au près, mais là, on est tombés dans un trou d’air tout seuls comme des grands, une première fois, puis une deuxième, les mecs nous remettent un mille en un rien de temps, et après, on a repris des risques pour essayer de revenir, on a achevé notre œuvre, pas bon du tout ! Du coup, le bilan de la course est mitigé, on a certes appris plein de trucs, mais j’étais là pour faire un résultat, pas pour apprendre, c’est un peu décevant. Maintenant, la régate était sympa avec mon copain Morgan, le point positif, c’est qu’on a tout le temps eu une bonne vitesse, à chaque fois qu’on a régaté avec un paquet, on a fini devant. Maintenant, le but est de finir devant le bon paquet, à moi de tirer les bonnes conclusions en termes de stratégie pour arrêter de prendre des plombs. »

Anthony Marchand (skipper de Groupe Royer-Secours populaire, 6e de l’étape et 4e au général) : « Cette troisième étape a été très intéressante, il y avait pas mal de choses à faire et ça a permis de continuer à découvrir le bateau dans des conditions différentes. Nous avons pris un bon départ en passant en tête à la bouée de dégagement, sur le grand bord de portant, on n’a pas tout le temps avancé vite, mais à BXA, on était dans les quatre premiers. Ensuite, un paquet a réussi à nous doubler, on a essayé de batailler tout le retour au près pour remonter des places, mais ce n’était pas évident. Au classement général, on aurait aimé faire un peu mieux, mais c’est toujours positif de bien marcher sur les premières courses de la saison et on a appris plein de choses sur le bateau avec Paul (Meilhat), notamment sur les formes de voiles. C’était à la fois une régate de compétition et de travail. Place maintenant au repos, parce que depuis le Salon nautique, je suis en mode Figaro Bénéteau 3 sept jours sur sept, une petite semaine de repos va faire du bien. »

Jérémie Beyou (skipper de Charal, 16e de l’étape et du général) : « Le bilan est mitigé, voire pas bon, on a fait deux-trois bonnes choses, notamment le départ et le bord de dégagement. Tout le début du bord de portant allait correctement, on avait une vitesse correcte, par rapport à tout le monde à part Yann (Eliès) qui a transpercé la flotte. Et puis à la fin du portant et au début du bord suivant, on s’est complètement arrêtés. C’est un peu notre problème, on a parfois des trous de vitesse qu’on n’arrive pas à solutionner. Du coup, tout le paquet nous est revenus dessus, après, quand tu n’arrives pas à t’en sortir en vitesse, tu es décalé en termes de stratégie et tu fais des bêtises. On a essayé de ne pas lâcher, on est revenus sur le petit paquet de devant et à la fin, on n’a pas de réussite, ce qui nous fait perdre trois places. Les enseignements de la course, c’est que le bateau n’est pas facile à faire avancer, il y a du boulot pour trouver des solutions. Maintenant, c’était du double, et en solitaire, des trous de vitesse, tout le monde en aura, ce sera un peu différent. En tout cas, j’ai hâte d’y être, parce que cette place ne me plaît pas trop, mais on est les seuls fautifs, il faut se remettre au boulot. »

Tom Dolan (skipper de Smurfit Kappa, 5e de l’étape et 8e au général) : « On est super contents de cette dernière étape, on a juste fait une petite erreur à la fin, qui nous a fait perdre une place, ça aurait pu être pire, mais le résultat est satisfaisant. La grande descente au portant vers Arcachon était vraiment sympa, c’était tactique avec le vent qui bougeait dans tous les sens, il fallait jouer. J’ai appris plein de trucs sur cette Sardinha Cup avec Damian (Foxall) qui a beaucoup d’expérience. »

Pierre Quiroga (skipper de Skipper Macif 2019, 11e de l’étape et 13e au général) : « Cette étape s’est passée comme les deux précédentes, mi-figue mi-raisin. On a fait des bons trucs et des moins bons, on est à notre place à l’arrivée. L’objectif en arrivant sur cette Sardinha Cup était de découvrir le bateau et la flotte, il est rempli à plus que 100%. Sur cette étape, on n’a pas trouvé les ficelles sur le bord de vent arrière, nous n’avons pas été très bons sur les rotations, mais nous avons fait une option tout seul en remontant vers Oléron qui a été plutôt payante, on a malheureusement eu un gros trou en arrivant sur Yeu, on a mis le spi bien trop tardivement ce qui fait qu’on s’est fait rattraper par tout le monde, mais c’est le jeu. »

Corentin Douguet (skipper de NF Habitat, 7e de l’étape et 2″e au général) : « Le bilan de cette troisième étape, c’est que quand on ne casse rien, on est capables de faire du bateau correctement. On a très bien commencé, on tombe dans un petit trou d’air juste après la bouée d’Arcachon qui a permis à ceux de derrière de faire le tour et de nous passer devant, on ne les a jamais revus. C’est dommage, mais c’était sympa, on s’est bien amusés, on a vu les coups. La première étape, on était dans le jus, pas bien préparés, la deuxième, on casse alors qu’on était plutôt bien, celle-là, on a réussi à la faire jusqu’au bout et plutôt bien. Maintenant, il reste du boulot. »

Vincent Domand (skipper de Team Vendée Formation, 13e de l’étape et 18e au général) : « Nous sommes plutôt contents du résultat de l’étape, d’autant qu’on a mal débuté sur le bord de portant. On se demande pourquoi tout d’un coup, on n’arrivait plus à faire avancer le bateau par rapport aux autres, c’était assez bizarre, on a clairement une marge de progression là-dessus. Après, on a cravaché pour essayer de revenir, et heureusement, on a pris une bonne option à Oléron, ça a permis de sauver les meubles. On a bien recollé au paquet de devant et réussi à déposer celui avec lequel on était à Oléron, on est contents. Cette Sardinha Cup a été une super expérience, on se rend compte qu’en Figaro, il y a un sacré niveau et que la moindre erreur ne pardonne pas. Cette course m’a en tout cas confirmé que le circuit Figaro Bénéteau me plaisait, j’ai envie de continuer à bloc ! »

Charles Caudrelier (skipper de Le Hub by OC Sport, 10e de l’étape et 8e au général) : « On est vraiment très mal partis, on a ensuite fait un joli retour en allant très vite, mais les petits mètres que nous avons perdus au départ ont fait qu’à peu de choses près, nous avons raté le bon wagon de tête, et malheureusement, on perd bêtement deux places sur la fin en ne contrôlant pas. Mais c’était sympa, on s’est bien amusés, on a eu une bonne vitesse, surtout au portant, ce n’est pas encore parfait, mais je sais pourquoi, on a deux-trois idées sur les voiles, j’ai appris plein de choses, je suis content d’avoir participé à cette Sardinha Cup. »

Pierre Leboucher (Guyot Environnement, 18e de l’étape et 6e au général) : « Cette étape a été riche en rebondissements. Il y a eu de super bonnes choses, on est bien partis, après, on a mal exploité une petite transition qui nous a fait reculer. Ensuite, on a pris une bonne option qui nous a permis d’être dans le match à Oléron, on passe cinquièmes, mais à la sortie d’Oléron, on a eu une phase de moins bien, je ne me l’explique pas trop et les gars sous le vent sont partis, c’était dur. On a retenté une option pour essayer de revenir en attaquant un peu par l’est, ça ne s’est pas avéré payant. On tire beaucoup d’enseignements de cette course, on a trouvé les manettes du bateau à certaines allures, il nous en manque pour d’autres, mais j’espère qu’on va vite trouver des solutions. Il y a forcément un peu de déception de perdre notre première place au général, je suis quelqu’un qui fais de la régate pour être devant, j’aime gagner, donc c’est sûr que perdre le podium sur cette troisième étape est un peu dur, mais c’est la course, on sait que sur une compétition comme ça, ce n’est jamais gagné. Yann (Eliès) et Sam (Davies) ont été impériaux sur cette étape, bravo à eux, Yann est dans le match pour la Solitaire. »