Nouveau venu sur le circuit Figaro Beneteau, Pep Costa, 21 ans, va disputer sa toute première course officielle sur la Sardinha Cup aux côtés de l’Anglais Will Harris à bord de Cybèle Vacances-Team Play to B. Le Catalan se confie.

Peux-tu te présenter ?
J’ai 21 ans, je suis originaire de Barcelone, j’ai fait beaucoup de voile légère, notamment en 29er, série dans laquelle j’ai disputé plusieurs compétitions internationales, comme les championnats du monde. Je me suis ensuite tourné vers la classe Mini, parce que je suis vraiment attiré par la course au large, je veux faire le Vendée Globe depuis que je suis tout petit ! J’ai couru la dernière Mini Transat en proto, j’ai pris la huitième place, j’ai ensuite terminé mes études en ingénierie physique, avant de décider de me lancer en Figaro. J’ai déménagé en France pour ça, j’ai commencé par quelques jours à Lorient avec Kevin Bloch (ancien skipper du Team Vendée Formation) pour prendre en main le bateau, puis j’ai intégré le groupe de Lorient et je me suis entraîné avec Will en vue de la Sardinha Cup.

Pourquoi Will ?
Je cherchais un co-skipper expérimenté avec lequel je pourrais bien m’entendre. Sur le Vendée Globe où j’accompagnais Didac Costa, dont je suis très proche (les deux marins ont le même nom, mais pas de liens familiaux), j’ai discuté avec un journaliste, Andi Robertson, qui a parlé de mon projet à Will. L’idée de naviguer avec moi lui a plu, d’autant que le projet était d’enchaîner ensuite sur la Transat en double Concarneau-Saint-Barthélémy, et pour moi, c’était l’occasion de profiter de son expérience pour découvrir le bateau.

Et pourquoi la classe Figaro Beneteau ?
Le circuit Figaro m’est apparu comme un choix évident, je pense que c’est une étape importante, un tournant dans une carrière de navigateur. Mon objectif est d’être un jour compétitif sur le Vendée Globe, ce n’est pas un secret que la France est le meilleur endroit pour apprendre tout ça, le savoir-faire français est très focalisé sur le Figaro, c’est un grand plaisir d’apprendre la méthode française. C’est là où il y a les meilleurs navigateurs en course au large, c’est vraiment génial de pouvoir me confronter avec eux. Je suis très conscient de tout le chemin qui me reste à parcourir, je ne veux pas brûler les étapes, d’autant que je suis encore jeune, mais je suis sûr que pour la suite, c’est ce qu’il me faut. Je prends beaucoup de plaisir à faire ça, c’est une classe qui me plaît beaucoup, le bateau aussi, c’est juste magique d’être là !

Qu’attends-tu de la Sardinha Cup, ta première course officielle sur le Figaro Beneteau 3 ?
J’attends de prendre du plaisir au sein d’une flotte qui a un niveau incroyable et de réussir à prendre le bateau en main avec mon co-skipper sur deux belles étapes. La deuxième sera longue, j’ai envie de me battre pendant plusieurs jours et plusieurs nuits, ça va me permettre de continuer à apprendre sur le bateau en vue du reste de la saison. C’est vraiment une grosse première, j’espère valider le travail que nous avons fait ces derniers mois. Je n’ai pas d’objectifs sportifs clairs, j’arrive avec beaucoup d’humilité. Je sais que le circuit Figaro est très élevé, que c’est très difficile d’arriver à performer, mon objectif prioritaire, c’est de me donner à fond, de ne rien regretter, je ne veux pas me mettre trop de pression.

Ressens-tu tout de même un peu d’appréhension ?
Forcément un peu, mais pas plus que ça, parce que j’ai beaucoup bossé avant d’arriver à Saint-Gilles Croix-de-Vie, j’attends vraiment avec impatience de me lancer sur cette course. Et le fait d’être avec quelqu’un d’aussi professionnel que Will me permet d’avoir beaucoup de confiance, ça va être une belle histoire.