Rencontré samedi en fin de matinée sur le ponton n°8 de Port-la-Vie, où sont amarrées les Figaro Bénéteau 3 participant à la Sardinha Cup, Pierre Leboucher (Guyot Environnement) revient sur sa victoire sur la deuxième étape de la Sardinha Cup jeudi avec Erwan Tabarly.

As-tu bien récupéré de cette deuxième étape de la Sardinha Cup ?
Oui, c’est bien parce qu’on a vraiment du temps pour se reposer entre les deux étapes, nous avons bien récupéré et il nous reste encore du temps jusqu’au départ de la prochaine étape (reporté). Aujourd’hui, je vais aller faire une petite piscine et sans doute un footing en fin de journée pour continuer à me remettre bien en forme.

Cette deuxième étape a-t-elle été dure physiquement ?
Oui, c’était vraiment dur. En double normalement, on a le temps de se reposer et on arrive pas trop fatigués, là, je me demande comment ça va être en solitaire. Dans des conditions comme on a eues sur cette étape, je me dis qu’en solitaire, ça va vraiment être compliqué, parce qu’on se rend compte que sous pilote, le bateau va vraiment moins vite et que le fait de ne pas être sur le pont est vite pénalisant. Ce qui veut dire qu’il faudra être dessus à des allures où, en Figaro Bénéteau 2, on pouvait aller se reposer. On verra bien, mais je pense que la Solitaire sera musclée physiquement.

Tu as remporté sur cette deuxième étape ta première victoire sur le circuit Figaro Bénéteau, est-ce que ça peut constituer un déclic pour toi ?
C’est super plaisant de gagner, maintenant, il faut continuer à bosser et on verra si j’arrive à réitérer ces performances, c’est en tout cas l’objectif. Le plateau est vraiment très relevé, c’est d’autant plus plaisant de réussir à naviguer devant, mais je sais très bien que rien n’est encore joué pour la fin de cette Sardinha Cup.

Que t’apporte Erwan Tabarly ?
Beaucoup de choses ! Il a vraiment une grosse expérience de la course au large, sur des bateaux plus gros et en Figaro, il a dû faire quelque chose comme 17 Solitaire, c’est important. Comme le Figaro Bénéteau 3 se manipule sur certaines manœuvres plus comme sur un monocoque de 60 pieds, son expérience nous permet d’éviter pas mal de casse matérielle qui pourrait être due à une mauvaise utilisation du bateau, là-dessus, j’apprends pas mal et ce sera vraiment bien pour la suite.