Toutes les réactions après l’arrivée de la Saint Hilaire Sardinha Cup, deuxième étape de la Sardinha Cup :

Xavier Macaire (Team SNEF, vainqueur de l’étape et au général) : « C’était une sacrée étape, longue, technique, très froide, éprouvante pour les bonshommes, il fallait vraiment être dur au mal. Il ne fallait pas avoir peur de se faire un peu mal, d’avoir très froid, de bosser, on a super bien enchaîné les quarts l’un après l’autre avec Morgan, il y a eu du vent d’est nord-est hyper froid, et tactiquement, il s’est passé plein de choses, beaucoup de longs bords, donc de la vitesse et des trajectoires. Bretagne CMB Océane nous adonné du fil à retordre sur la fin, comme la première étape, ça ne s’est pas fini les bras croisés à la cool, ça s’est fini le mors aux dents, sans rien lâcher jusqu’au dernier moment, avec la pression derrière. Morgan a été top, à fond sous gennak pour faire marcher le bateau, derrière, ils allaient vraiment vite, ils nous revenaient dessus dès qu’on ne faisait pas pile poil ce qu’il fallait, on les voyait nous doubler, ça a duré toute la journée, bravo à eux et à Morgan qui a été au top à la barre. C’est génial, on gagne les deux étapes, on a été complémentaires dans la manière de fonctionner, Morgan était plus à barrer, à régler, moi plus à faire la nav, la stratégie, c’était une super expérience pour moi, je suis trop content d’avoir fait cette course avec Morgan et de l’avoir gagnée de cette façon, c’était rêvé ! »
Morgan Lagravière (Team SNEF, vainqueur de l’étape et au général) : « On se faisait la réflexion dans le chenal que cela faisait dix ans qu’on tirait nos premiers bords sur le circuit Figaro en tant que bizuths tous les deux, c’est symbolique. On suspectait qu’il y allait avoir de belles choses, mais de là, à remporter les deux étapes dans une classe où le niveau est toujours très haut, c’est une vraie fierté et une vraie satisfaction commune et personnelle. La mayonnaise a bien pris entre nous humainement et sportivement. »

Elodie Bonafous (Bretagne CMB Océane, deuxième de l’étape et du général) : « Cette deuxième place fait trop plaisir, on a été au taquet tout l’après-midi, je suis trop contente de concrétiser tous les efforts et le travail fournis depuis un an, mais du binôme avec Corentin, j’ai misé sur le bon cheval. On s’était fixé comme objectif de trouver un bon rythme à bord pour les quarts, de bien manger, bien dormir, de rester lucides et de bien s’organiser sur les choix météo et stratégiques, on savait comment on voulait fonctionner, on a essayé de s’y tenir à fond, on est contents de nous. Le bateau était vachement clean, bien rangé, on a mis de la rigueur et ça finit bien. On allait vite, et comme c’étaient des bords très longs, mais vraiment très longs (sourire), il fallait savoir aller vite. On a été bons sur ces bords de près, c’est cool. Xavier et Morgan ont été vraiment bons, ils ont rendu une copie quasi-parfaite, on est contents de finir juste derrière eux, c’est une belle perf. Et on termine deuxièmes au général, c’est la bonne nouvelle. On a eu hyper froid, mais j’ai un co-locataire qui a été ultra sympa, il m’a prêté sa dernière paire de chaussettes sèches, j’ai passé du coup une très bonne dernière nuit. Sinon, il m’a apporté sa motivation, il est toujours à fond, ultra-rigoureux, il rythme bien la vie à bord et il sait faire avancer vite le bateau, il a vachement bien géré la stratégie. »
Corentin Horeau (Bretagne CMB Océane, deuxième de l’étape et du général) : « Je n’avais pas pensé au résultat avant de finir ici, mais les entraînements s’étaient super bien passés avec Elodie, j’ai découvert quelqu’un de très impliqué et technique, avec un super toucher de barre. Sur la première étape, on avait déjà montré de très belles choses, il nous avait manqué un petit truc pour faire un super résultat, c’est génial de terminer deuxièmes. Ça faisait trois ans que j’avais envie de revenir sur ce circuit, Elodie m’a contacté et permis de faire mon retour cette année, je suis comme un gamin, j’en profite, je suis super content de ce résultat, on avaut une bonne vitesse. Elodie est top, elle a toujours le sourire, est toujours au taquet, moi je m’énerve de temps en temps, dans ce cas, elle me regarde et elle rigole, donc j’arrête, je pense que Bretagne CMB est tombé sur une pépite, affaire à suivre ! »

Martin Le Pape (Gardons la Vue-Fondation Stargardt, troisième de l’étape et du général) : « C’était humide, froid, il y a des moments où on se disait que ça faisait mal, mais on se disait que c’était pareil pour tout le monde, donc on a cravaché, on s’est accrochés à la troisième place, on a bien fait, on termine troisièmes de l’étape et au général, on est contents, on s’en est bien sortis. Le bilan est satisfaisant sur tous les points, notamment sur notre fonctionnement, notre vie à deux sur le bateau. Xavier et Morgan ont été impériaux, ils vont vite, ils sont pertinents dans leurs choix, ils ont le bateau bien en main, Xavier va être un sacré client sur la suite de la saison, heureusement qu’ils ne font pas la Transat en double ! »
Yann Eliès (Gardons la Vue-Fondation Stargardt, troisième de l’étape et du général) : « S’il y a un mot à retenir, c’est que c’était dur. C’était vraiment engagé, la vie à bord était compliquée, on a beau être équipé de pied en cape, avec des sèches, des couches, on a eu froid, c’est dur de se reposer, de s’alimenter. Cet après-midi, il y a eu des moments où je n’étais plus efficace, j’ai appelé Martin pour prendre de la barre, je pense que lui aussi au eu des moments de faiblesse, on a tapé dedans. »

Tanguy Le Turquais (Quéguiner-Innoveo, quatrième de l’étape et du général) : « Notre option en début de course, on l’avait bien réfléchie. Je fais équipe avec Corentin Douguet qui est un grand stratège, c’est pour ça aussi qu’il est avec moi, on avait beaucoup parlé de ce coup, on trouvait que la route suivie par 90% de la flotte était très osée, c’était investir beaucoup pour un phénomène pas sûr et certain, donc on a suivi notre plan, j’ai fait confiance aveuglément en Corentin, ça s’est bien passé. On a franchi beaucoup de marques en tête, mais on a eu un gros problème de vitesse au reaching, on a trouvé quelques clés sur la fin, on a même rattrapé des concurrents, mais on a beaucoup souffert sur les 200 milles de reaching jusqu’à BXA. C’est sûr que si on avait eu la vitesse, la messe aurait été dite, mais c’est comme ça. On venait pour apprendre à se connaître avec Corentin, le bilan est très positif, on termine quatrièmes, c’est largement satisfaisant. »

Pep Costa (Cybèle Vacances-Team Play to B, cinquième de l’étape et huitième du général) : « On n’avait aucun objectif, à part de faire une navigation propre, de croire en nos options et de mettre en place notre duo avec Will. Le résultat est super, jamais je n’aurais imaginé qu’on puisse faire ça, je suis très content pour tout et pour Will qui est excellent, je mesure la chance d’être ici. On a été premiers un moment, mais on essayait de ne pas trop se projeter, on s’attachait à faire mètre après mètre, on sait qu’on manquait un peu d’expérience du Figaro Beneteau, on a perdu un peu de places, mais on s’est donnés à 100%, donc on n’a aucun regret. Notre option ? Avant le départ, vous nous aviez demandé si on allait être fidèles à ce que nous pensions ou si nous allions suivre les autres, en fait, c’était pour nous hyper clair qu’on voulait faire cette option, quand nous avons passé la bouée de dégagement et que nous avons mis le cap vers le Finistère, il n’était pas question de faire l’autre route. Ça nous a surpris que personne d’autre suive cette option, à part Damien Cloarec et David Paul et Quéguiner-Innoveo, mais on n’a pas hésité un instant. »

Achille Nebout (Primeo Energie-Amarris, sixième de l’étape et cinquième au général) : « On est super contents parce qu’on fait un Top 5 au général, c’est mieux que ce qu’on espérait, parce que c’était la première fois qu’on naviguait ensemble, ça s’est très bien passé entre nous, je suis très satisfait de ce résultat. »
Ambrogio Beccaria (Primeo Energie-Amarris, sixième de l’étape et cinquième au général) : « C’était une étape humide, mais c’était trop bien ! Il y a eu des moments un peu compliqués, notamment le long bord entre les Scilly et BXA, deux jours de bâbord tout droit, il faut se motiver pour essayer de tout donner pour aller vite, ce n’est pas simple. On se prenait une vague dans la tronche toutes les 20 secondes, c’était long ! »

Guillaume Pirouelle (Région Normandie, septième de l’étape et sixième au général) : « Je suis content d’être arrivé et de ne pas avoir une cinquième nuit à faire, mais c’était très bien. On a payé cher cette option du large que les derniers modèles donnaient gagnante, mais c’est le jeu, ça n’est pas passé. Il n’y avait pas tant d’écart parce qu’aux Scilly, les premiers n’avaient que 5 milles d’avance, mais 5 milles quand c’est de la ligne droite, c’est quasi impossible de revenir. On a joué cette option ouest à fond, il n’y a pas grand-chose à regretter. Les deux dernières nuits ont été difficiles, très froides, mais on n’a rien lâché, on a même réussi à dépasser Bretagne CMB Performance sur la ligne. Je m’en souviendrai de cette première course en Figaro, ça s’est plutôt bien passé. »
Alexis Loison (Région Normandie, septième de l’étape et sixième au général) : « Quatre jours dans un congélateur, je n’avais jamais fait ! C’était frais mais hyper intéressant, avec des choix stratégiques très tranchés dès le début, on avait choisi notre option dimanche avant de partir du ponton, la même que la plupart de la flotte, on a eu la mauvaise surprise de voir que ce n’était pas la bonne, mais c’est comme ça. Heureusement qu’ils n’ont pas été beaucoup à choisir l’autre option ! »