15e de la deuxième étape de la Sardinha Cup sur Ethical Power, Conrad Colman et Sébastien Marsset occupent la tête du classement bizuths avant la troisième manche. L’occasion de s’entretenir avec ce dernier qui découvre le circuit Figaro Bénéteau et compte bien ne pas s’arrêter là.

Que gardes-tu de cette deuxième étape de la Sardinha Cup ?
Après une première étape très douloureuse (30e), nous avons bien débriefé entre nous, avec Conrad, parce qu’on ne se connaît pas trop, on n’avait pas beaucoup navigué ensemble avant. On a changé un peu les réglages du bateau, et ça a plutôt bien marché, on s’est bien battus et on peut parler de deuxième étape réussie, même si on perd beaucoup sur la fin, entre la Jument et l’île d’Yeu. C’est la partie du parcours où nous avons le moins bien navigué en termes de gestion de la flotte, de positionnement et de vitesse, nous n’avons pas été bons, je pense aussi que nos voiles ne sont pas typées pour ces allures-là. Sous gennaker, on voit de gros écarts de vitesse entre les bateaux, et nous, on n’avait pas la capacité de porter notre gennak aussi haut que les autres, on était donc beaucoup moins rapides.

Tirez-vous beaucoup d’enseignements de cette deuxième étape ?
Oui, au niveau du fonctionnement bateau de Conrad, des voiles qu’il a et de ses réglages, on a beaucoup appris. Ensuite, lui comme moi, on découvre le Figaro Bénéteau 3 et la manière dont ça navigue sur le circuit, on se rend compte qu’il faut être pointu sur tout. C’est ça qui est hyper intéressant et qui me motive à en faire plus.

Tu as connu d’autres circuits, comme le Mini et la Class40, le Figaro est-il très différent ?
Oui, c’est très différent, on est beaucoup plus sur un format qui se rapproche de la régate mais sur des parcours offshore, avec aussi du côtier, je trouve que c’est très exigeant et très pointu. En plus, l’arrivée des nouveaux bateaux donne un intérêt supplémentaire, je suis très heureux d’être là et j’espère bien être présent sur la Solitaire du Figaro. Mon objectif est d’être au départ à Nantes, d’autant plus que c’est ma ville d’origine, j’y ai longtemps vécu, c’est clairement un levier en plus pour moi. Je fais tout pour me qualifier, c’est une des raisons pour lesquelles je suis sur la Sardinha Cup, et pour réunir un budget. Je suis en tout cas inscrit à la course, je devrais finaliser la location d’un bateau d’ici la fin de la Sardinha Cup.

Certains marins disent que le Figaro Bénéteau 3 est assez physique, partages-tu cette impression ?
C’est un bateau qui mouille et est assez bas sur l’eau, à l’intérieur, ça ressemble pas mal à la vie qu’on a sur un Mini, on est souvent à genoux. C’est sûr que je pensais aux coureurs qui ont connu le Figaro Bénéteau 2 avec la petite table à cartes, le coin réchaud, là, ce n’est pas la même ambiance. Après, sur la dureté des manœuvres, ça ne m’a pas marqué plus que ça.

Vous êtes en tête du classement des bizuths avec Conrad, est-ce un objectif important ?
Oui, c’est un objectif important et ce le sera, pour l’un comme pour l’autre, sur la Solitaire, c’est donc un classement qu’on regarde forcément et on a envie de terminer premiers bizuths.