Vainqueur de la troisième étape de la Sardinha Cup et du même coup de la course, Yann Eliès (StMichel) a inauguré en beauté le nouveau Figaro Bénéteau 3. Interrogé sur le ponton de Port-la-Vie, le Briochin a confié sa satisfaction et loué le travail de sa co-skipper, Samantha Davies.

Tout semble s’être parfaitement déroulé sur cette troisième étape ?Cette étape nous a paru simple comme quand ça se passe bien et que tu sens bien les choses. Nous avons pris un bon départ pour une fois, avec un bon passage de bouée de dégagement, ça nous a simplifié la tâche. Et puis au portant, nous avions une super vitesse, nous passons premiers en bas. Après, on a eu le sentiment que c’était plutôt bon pour ceux qui étaient devant, et après, la messe était dite, il ne restait plus grand-chose à jouer sur le dernier tiers de l’étape.

Vous remportez la toute première course du nouveau bateau, cette victoire a-t-elle un goût particulier ?
Oui, c’est sympa de gagner la première course du Figaro Bénéteau 3 et surtout de partager cette victoire avec Sam. Quand on a vu les duos très forts qu’il y avait au départ de la Sardinha Cup, on savait qu’on avait un coup à jouer, mais on ne pensait pas forcément à la gagne, mais tout s’est bien déroulé, on s’est très bien trouvés avec Sam. Dès notre première navigation à Port-la-Forêt, on a trouvé un mode de fonctionnement très naturellement, sans vraiment se parler. L’idée sur cette course, c’était que je prenne en main le bateau, que je trouve des sensations et de la vitesse, Sam a tout de suite su trouver son rôle d’équipière, elle s’est « farci » beaucoup de manœuvres, pas mal de basses tâches comme le matossage et les réglages, elle m’a aussi beaucoup alimenté sur la stratégie. Elle a su faire en sorte que je sois à l’aise sur le bateau, elle a fait tout ce qui était physique et était nécessaire pour qu’on aille vite. Ce que j’ai apprécié aussi, c’est que j’allais me coucher les yeux fermés. cette victoire, on la partage à 50/50.

As-tu l’impression de marquer ton territoire vis-à-vis de la concurrence en vue de la suite de la saison, et notamment de la Solitaire Urgo Le Figaro ?
Aux entraînements, j’avais vu que j’avais retrouvé le bon « spirit » que j’avais en 2012, 2013 et 2015 (années de ses trois victoires sur la Solitaire). J’aime bien le bateau, j’arrive à le faire avancer correctement, j’ai le sentiment de faire partie de ceux qui savent le faire avancer. Maintenant, il ne faut pas s’endormir, il reste encore beaucoup de travail, on va prendre une semaine de vacances avant de réattaquer sur la Solo Maître CoQ qui sera un autre exercice. Là, cette Sardinha Cup, c’était mon exercice favori, des étapes de large de 200 ou 300 milles, où on a le temps de s’installer, la Solo Maître CoQ, ça va être un peu plus intense, on va essayer de faire les choses correctement avec toujours en ligne de mire cette Solitaire que j’aimerais bien gagner.